Acapulco

par Karole Reyes

« Acapulco » présente des peintures récentes de Karole Reyes, autour d’un noyau central constitué par le souvenir de son enfance au Mexique et en particulier par la baie d'Acapulco.
Cité balnéaire mythique où Karole Reyes allait en villégiature en famille.

«Pas de doute, j'étais bien au paradis, Dieu l'avait installé sur un terrain acheté à crédit de la côte pacifique du Mexique. Dans la Bible il s'appelait Éden, mais de nos jours les agences de voyage le nommaient Acapulco. » F.G. Haghenbeck in « L'affaire Tequila ».

Acapulco offre un aperçu de l’univers créatif de Karole REYES et met en évidence d’une part sa capacité pour représenter son Mexique intime, fantasmé, au moyen de différentes techniques et, de l’autre, sa relation émotionnelle avec les reflets de son enfance et de ses racines.
Sa profonde admiration des maîtres anciens et l’influence de ceux-ci sur son œuvre sont également manifestes dans son travail. comme le montre l’emploi de de la couleur tantôt surannée, tantôt flamboyante et le traitement des sujets pour refléter un monde hors du réel.

Rendez-vous glamour, des femmes émancipées rayonnantes : elles font du ski nautique, sirotent des Coco-Locos ou des Margaritas, et dansent jusqu'à l'aube, libres et belles. Johnny Weissmuller et Elvis sont aussi de la fête.


Voyage pictural au cœur du Mexique avec l'artiste Karole Reyes

par Philippe Chauveau le 22 mai 2013 | Publié dans « actu orange musée »

« Pas de doute, j'étais bien au paradis, Dieu l'avait installé sur un terrain acheté à crédit de la côte pacifique du Mexique. Dans la Bible il s'appelait Éden, mais de nos jours les agences de voyage le nommaient Acapulco. » Cette citation de Francisco Haghenbeck, issue de son roman « L'Affaire tequila », est une des favorites de Karole Reyes et caractérise exactement l'esprit dans lequel l'artiste a mis en place cet accrochage.
Née à Mexico, l'artiste peintre et créatrice de bijoux Karole Reyes présente à la Maison du Mexique, située au sein de la Cité Internationale Universitaire dans le 14 ème arrondissement de Paris, ses peintures récentes dont le thème tourne autour de son enfance dans la baie d'Acapulco au Mexique, où ses parents aimaient se rendre en vacances en famille.
C'est à cet univers personnel que Karole Reyes rend hommage dans cette exposition, offrant sa vision du Mexique et les souvenirs qu'elle en a gardés. Ses œuvres, souvent teintées d'imaginaire, nous plongent dans l'intimité de son enfance au moyen de différentes techniques et nous entrainent dans un monde fantasmé qui évoque son enfance et ses racines.

Karole Reyes passe son enfance au Mexique, en Amérique Centrale, à 70 kms au sud de Mexico, sous le volcan Popocatepetl, le deuxième plus grand sommet du Mexique. Après une adolescence au Venezuela, où ses parents ont déménagé, elle atterrit en France et ne quittera plus l'hexagone. À la fin des années 80, elle entre à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dont elle sort diplômée à 23 ans. Le travail de Karole Reyes a été maintes fois reconnu par ses pairs puisqu'avant même qu'elle achève sa formation aux Beaux-Arts, elle avait déjà été récompensée par trois prix de peinture, à Troyes en 1988, à Vitry-sur-Seine en 1989 et dans le quartier de Belleville à Paris en 1991. A titre personnel, elle a déjà exposé une quarantaine de fois son travail dans différentes galeries ou centres culturels à travers le monde, au Cap Vert, à New-York ou à Séoul en Corée du Sud entre autres.

Karole Reyes voue une réelle admiration aux grands maîtres classiques, notamment l'école allemande du XVIème siècle, que l'on peut constater dans son adaptation moderne du tableau Les Ambassadeurs, réalisé par Hans Holbein Le Jeune en 1533. Elle remplace Jean de Dinteville et Georges de Selve, deux personnages puissants du Royaume de France dont le peintre souhaitait qu'il n'oublie pas leur condition d'humain, par Hugo Chavez et Fidel Castro. Tout comme le maître allemand du XVIème siècle, Karole Reyes incorpore une dimension politique à certaines de ses peintures en critiquant la vanité des dirigeants. L'enthousiasme de l'artiste franco-mexicaine pour les grands maîtres classiques se ressent également dans les couleurs employées dans ses peintures. L'aspect des couleurs, qui oscille entre les teintes désuètes et les teintes étincelantes, accentue la profondeur des tableaux et intensifie le regard des personnages. Cette alternance dans les couleurs, les techniques employées par l'artiste et la présence des personnages situés au beau milieu du tableau, généralement sur un fond uni, amènent le spectateur à entrer dans le monde imaginaire de Karole Reyes et à voyager avec elle sans que l'on puisse déceler, la plupart du temps, où l'on se trouve entre ses souvenirs et son imagination.